Avant de débuter ce périple, j'aimerais que vous
compreniez mon but en vous dévoilant qui je suis,
puisque c'est en lisant mes étapes de vie que vous
comprendrez comment Dieu ainsi que le monde
spirituel travaillent avec nous et que le hasard n'existe
pas. Tout est relié lorsque nous prenons le temps de
regarder notre vie. Nos émotions comme nos maladies
nous parlent : la clé est en nous...
Nous sommes en 1963, le 21 mai plus précisément,
et je viens de naître dans une petite ville nichée au creux
d'une vallée de la Beauce. Quelle joie pour mes parents,
une fille ! Mon frère était déjà là. Mais cette joie s'est
vite transformée en tristesse. Cette énergie de joie que
les autres enfants ont vécue, pour moi, elle s'est éteinte
avec la mort du frère de ma mère dans un accident de
voiture la semaine suivant ma naissance.
Dès cet instant, j'ai été propulsée dans l'énergie de
la mort. Ce fut ma première vibration de ce phénomène,
car nous le savons tous, les bébés ressentent les choses
et ces choses les font vibrer. J'avais donc déjà ce contact
avec ces vibrations tristes. La vie donnait un nouvel
enfant à ma mère et, dans la même semaine, lui enlevait
un frère. Que comprendre de ces mystères ?
La foi en Dieu est ébranlée chaque fois.
MPF pour imprimeur Paule Veilleux 4 septembr1e5.p65 2007-09-05, 15:41
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Les années ont passé. Je me retrouve à cinq ans en
compagnie de ma jeune soeur Annabelle, âgée de deux
ans et demi. Nous jouons dehors comme tous les
enfants de notre âge. C'est une belle journée de
septembre. Malheureusement, elle symbolisera
dorénavant un grand événement qui changera tout
dans ma vie.
Ce matin-là, ma soeur se fait heurter par un
automobiliste ivre et le coup est fatal. La mort frappe
encore à ma porte, une mort brutale qui résonne bien
différemment dans la tête d'une jeune enfant que dans
celle d'un adulte. Psychologiquement, c'est troublant
et déstabilisant pour tous les membres de la famille.
Mais moi, témoin direct, j'avais des questions, plein
de questions que je n'ai jamais pu poser. Je suis
devenue secrète, introvertie, réfugiée dans mon monde,
hypersensible à la tristesse de ma mère. La voir pleurer
régulièrement, c'était pénible; mon père, très silencieux
de nature, vivait lui aussi sa tristesse, en homme fort
pour soutenir son épouse. Vous connaissez tous ce
tableau du chagrin qui ne s'exprime pas en famille.
Le revers de la médaille, cette partie cachée
représentant ce dont il ne faut pas parler, parlons-en !